Ce que l'on sait de Benjamin Herman, l'auteur de la fusillade à Liège

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Nouvel épisode terroriste en Belgique. Mardi 29 mai au matin, Un homme a tué par balles trois personnes, parmi lesquelles deux policières et un étudiant de 22 ans, puis a pris un otage dans un établissement scolaire, comme le rapporte nos confrères du Parisien. Il a ensuite été abattu par les forces de l'ordre. Lors de l'intervention, durant laquelle une vingtaine de coups de feu ont été échangés, quatre autres policiers ont été blessés au niveau des jambes - dont un grièvement. Le dossier a été confié au parquet fédéral, qui s'occupe notamment des affaires terroristes. Une instruction pour présomption d’infraction terroriste a été ouverte.

Le parquet de Liège n’a pas confirmé que l'individu a crié "Allah Akbar" au moment des faits, mais la stratégie de l'assaillant semblait préméditée. "L’objectif de l’assassin était de s’en prendre à la police", a expliqué mardi après-midi le chef de la police de Liège, Christian Beaupère.

Vols, trafic de stupéfiants, violences...

Selon les premières informations disponibles, l'assaillant serait Benjamin Herman, un homme de 35 ans. Ce toxicomane notoire belge, comme le décrivent les médias locaux, originaire de Rochefort, était connu des services de police pour des faits de délinquance (vols, trafic de stupéfiants, violences). Il était sorti de prison lundi grâce à une permission dans le cadre d'un programme de réinsertion. Mais le soir, il n'est pas rentré comme prévu, et son absence a immédiatement été signalée.

D'après les autorités, Benjamin Herman était armé d’un couteau. Il a suivi les deux policières, les a attaquées à coups de couteau, et s'est emparé de leur arme pour abattre les deux femmes, membres de la police municipale de Liège. L'assaillant a quitté la scène de crime à pied, tirant mortellement en chemin sur un étudiant de 22 ans, qui se trouvait du côté passager dans une voiture.

Une radicalisation entamée derrière les barreaux

L'individu, au profil de délinquant "classique", aurait effectué "plusieurs séjours en prison", endroit où il aurait entamé sa radicalisation aux côtés d'autres détenus. "Il semble s’être radicalisé en prison", a notamment avancé Christine Defraigne, présidente du Sénat belge. D'après les premiers éléments, il était fiché pour ses rapports avec des islamistes. Une information confirmée par l'Agence France Presse, qui précise qu'il n'était pas connu pour radicalisme avant son incarcération.

Une peine qu'il a débuté en 2003, et devait finir en 2020. "Il avait déjà bénéficié de onze autorisations de sortie d’un jour et de treize congés pénitentiaires de deux jours qui s’étaient bien déroulés. Il était donc difficile de prévoir que cela se passerait mal à la 14ème fois", a fait savoir le ministre de la Justice belge Koen Geens. Par ailleurs, plusieurs co-détenus de sa prison de Marche-en-Famenne (Wallonie), près de Liège, l'ont décrit comme "très violent" et "instable".

Un premier meurtre le lundi soir

De plus, le corps sans vie de Michael Wilmet, autre toxicomane addict à l'héroïne, a été retrouvé ce mercredi matin près de Marche-en-Famenne. Là même où le suspect aurait passé une partie de la nuit chez sa grand-mère. D'après le ministre de l'Intérieur Jan Jambon, les deux hommes ont braqué lundi soir une bijouterie à Rochefort, puis Benjamin Herman aurait tué son complice à coups de marteau, comme le relate RTL Info.

"Il n'avait plus de perspective dans notre société car il avait commis un meurtre la nuit d'avant", a déclaré le ministre de l'Intérieur belge. Reste encore à déterminer si cette mort a pu déclencher ou accélérer la frénésie meurtrière de Benjamin Herman le jour suivant. Le procureur du Roi doit s’exprimer ce mercredi à ce sujet ce mercredi.



Source : https://www.lesinrocks.com/2018/05/30/actualite/ce-que-lon-sait-de-benjamin-herman-lauteur-de-la-fusillade-liege-111088440/
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Date de parution : 30 May 2018 | 11:07 am