Comment des bactéries pourraient chuter la mortalité chez le nouveau-né

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Chez les nourrissons, les septicémies – des infections graves qui peuvent être dévastatrices pour les organes – provoquent un million de décès chaque année dans le monde, tout particulièrement dans les pays en développement. Selon une étude publiée le 16 août dans la revue scientifique Nature, une préparation orale contenant une bactérie bénéfique pour la flore intestinale, associée à des sucres dérivés de plante, pourrait cependant permettre de réduire de 40% le risque d’infections graves et de décès consécutifs chez des nouveau-nés.
Un essai clinique comparatif (traitement contre placebo) a été conduit sur plus de 4.500 bébés d’une région rurale indienne dans l’État d’Odisha (est) où les taux de mortalité néonatale et infantile sont parmi les plus élevés d’Inde. Les nouveau-nés répartis par tirage au sort ont reçu pendant sept jours au cours des deux premières semaines de leur vie, soit le placebo, soit une dose quotidienne de la préparation orale. Cette dernière contient une souche probiotique d’une bactérie intestinale (Lactobacillus plantarum) et un glucide (dit prébiotique) d’origine végétale, qui favorise les bactéries saines. Une combinaison connue sous le nom de “synbiotique”.

Des contrastes saisissants entre le placebo et la préparation

Les cas de septicémie bactérienne et de décès qui s’en sont suivis ont affecté 5,4% des nourrissons du groupe traité contre 9% de ceux du groupe témoin sous placebo, soit une réduction notable de 40% du risque d’infections graves et de décès qui en résultent dans les deux premiers mois de la vie.
“Ces résultats remarquables démontrent que les effets préventifs substantiels des probiotiques observés chez les nourrissons prématurés se produisent également pour les bébés nés à terme – un segment beaucoup plus large de la population infantile” concernée par ce fardeau infectieux, relève Daniel Tancredi, de l’Université de Californie à Sacramento, dans un commentaire dans Nature

Un traitement peu onéreux

Les auteurs de cette étude relèvent en outre une réduction significative (de 34%) des infections respiratoires basses (bronchite aiguë, bronchiolite, pneumonie…) dans le groupe traité préventivement. Le traitement préventif avec ce complément alimentaire coûte environ un dollar par bébé, selon Nature.L’étude a été arrêtée avant la date prévue, à la demande d’un comité indépendant, les premiers résultats de cette préparation préventive ayant été jugés suffisamment convaincants.
L’essai n’incluait pas les bébés prématurés ou les nouveau-nés atteints à la naissance de pathologies, qui présentent un risque plus élevé de développer une septicémie. De plus amples tests seraient nécessaires pour déterminer si les résultats s’étendent à toutes les populations à risque des nourrissons dans les pays en développement, rapporte la revue Nature.

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Source : http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/comment-des-bacteries-pourraient-chuter-la-mortalite-chez-le-nouveau-ne-7789739307

Auteur : Geoffroy Lang,AFP

Date de parution : 17 August 2017 | 1:30 am